C’est en début d’après midi, à Muret près de Toulouse qu’un juge d’application des peines examinera la demande de libération conditionnelle du chanteur Bertrand Cantat, condamné pour avoir porté des coups mortels à sa compagne Marie Trintignant en 2003. Des représentants du parquet et de la défense, ainsi que le vice-président du tribunal de grande instance chargé de l’application des peines, Philippe Laflaquière, examineront les éléments permettant de déterminer si le chanteur peut bénéficier d’une libération conditionnelle, une mesure à laquelle il peut prétendre après avoir purgé, fin juillet 2007, la moitié de sa peine.
Rappelons que Nadine Trintignant, la maman de Marie, a jugé « prématurée » l’éventuelle libération anticipée de Bertrand Cantat, dans une lettre au juge d’application des peines. « Je crains que sa libération très anticipée n’apparaisse comme tristement significative pour tous ceux qui luttent pour que soient enfin justement sanctionnées les violences faites aux femmes« , a-t-elle estimé. Sa prise de position alimente depuis plusieurs jours un débat. Un proche du chanteur a pour sa part estimé que « Mme Trintignant met la pression » et « essaie une fois encore de changer le cours de la justice« .
La décision sera mise en délibérée. Elle ne sera connue que dans un mois.
