État civil
- Son vrai nom : Anne-Caroline Banon
- Elle est née le 13 juin 1979 à Neuilly-sur-Seine
- Elle est la fille de Gabriel Banon, économiste franco-marocain, et d’Anne Mansouret, femme politique française d’origine iranienne.
Études
- 2000 : elle est est diplômée de l’École supérieure de journalisme de Paris (ESJ Paris)
Parcours
Journaliste et auteur de plusieurs livres, son nom est devenu connu du grand public en 2011 en pleine affaire DSK. Elle affirme avoir été harcelée sexuellement par lui et elle l’a attaqué en justice. Elle l’avait confié une première fois le 5 février 2007 dans l’émission de Thierry Ardissson » 93, faubourg Saint-Honoré » sur paris Première.
Petites phrases
- « Il y a un vrai problème dans ce pays, des choses doivent changer. Le viol et la violence faite aux femmes ne peuvent être banalisés, l’argent et le pouvoir ne sauraient être au-dessus des lois. Ou sinon je n’ai rien compris, ou sinon je n’ai que trop compris. Je ne suis pas Zola pour accuser, mais j’ai laissé les uns et les autres me défendre sur la Toile, défendre la cause des femmes dans les médias et ailleurs… Pourtant, ce qui se joue depuis six jours me donne la nausée. J’entends les gens qui m’arrêtent dans la rue, j’entends les gens qui veulent protester, se faire entendre, crier que le Code pénal doit être le même pour tous et qu’un jugement doit advenir, qui condamnera ou non, mais qui doit être prononcé. J’entends les gens me dire leur écoeurement, j’avale leur soutien pour tenir debout et pourtant c’est moi qui baisse la tête et longe les murs quand d’autres sourient aux caméras. Je ne peux croire que mon pays accueille en héros un homme qui n’a pas été blanchi. Je ne peux pas croire que mon pays ait à ce point oublié que l’égalité pour tous faisait partie de sa Constitution, et celle entre l’homme et la femme de son combat. Je sais que plusieurs associations prévoient de se réunir le samedi 24 septembre à 14 heures devant le Palais de justice pour faire entendre leur voix, place Louis-Lépine. Dans les jours à venir, cet appel à la mobilisation se fera plus précis, plus concret. Mais pour la première fois depuis le 15 mai 2011, pour la première fois depuis le 4 juillet qui a suivi, pour la première fois depuis huit ans et demi et pour la première fois depuis 32 ans, je veux être présente moi aussi, je veux faire semblant d’être forte même si je ne sais pas dans quel état physique, moral et psychologique j’y arriverai. Il faut bien relever ses manches vraiment, un jour. Le 24 septembre, je serai aux côtés de celles et ceux qui voudront dire tout haut ce que beaucoup pensent tout bas, je serai devant le Palais de justice avec vous car au-delà de moi, ce qui se joue en France aujourd’hui est grave pour toutes les femmes, et pour le pays. J’ai toujours pensé qu’il fallait avoir le courage de ses actes… Nous serons 10, 100, 1 000, plus ou moins, mais je m’endormirai pas au soir sans me dire que j’aurai essayé de changer cette injustice-là. » (Facebook. 10 septembre 2011)
« Je n’en peux plus d’entendre dire que je suis une menteuse du fait que je ne porte pas plainte. Depuis huit ans, je porte cette histoire seule, j’entends les rumeurs, les mensonges à mon sujet. (…) – « On n’a pas non plus compris que je ne vienne pas soutenir Nafissatou Diallo sur les plateaux télé. Je n’ai pas voulu commenter car je ne sais rien de son cas. Si elle a menti sur certains sujets, ça ne veut pas forcément dire qu’elle ait menti sur le viol. Mais pour moi, c’était devenu insupportable. Et puis, aujourd’hui, de voir Strauss-Kahn libéré puis aussitôt dîner dans un restaurant de luxe entre amis, ça me rend malade. Je sais bien que la moitié des gens me croira, l’autre non. » (Express. 4 juillet 2011)
