
On se souvient que Christophe Alévêque avait flingué Zinedine Zidane dans une interview à Sportmag. Il l’avait traité d’un « panneau publicitaire loin d’être unexemple pour les jeunes ! » Relire l’interview de Christophe Alévêque- Ici -
On se demandait quelle serait la réaction de Zizou. Il l’attaque en justice et l’affaire était plaidée aujourd’hui.Il avait confié dans l’Equipe : « Je suis libre de faire ce que je veux dans ma vie. En droit de dire et faire ce que je veux. Je ne suis pas lisse. Et celui qui veut venir me chatouiller, qu’il vienne me chatouiller, il me trouvera. (…) Je ne veux pas faire du mal gratuitement comme certains le font. Comme je suis Zidane, avec tout ce que cela comporte, je sais que de temps en temps, si je parle, je peux faire du mal. »
L’avocat de Zizou, Me Carlo Alberto Brusa considère que les propos de Christophe Alévêque « portent atteinte à son honneur, sa dignité, sa probité, sa réputation d’homme et de personne publique ainsi qu’à ceux de sa famille ».L’humoriste, après avoir regretté « l‘emploi de certains termes »estime que ce procès ne lui fait pas peur et fait valoir pour sa ligne de défense son « droit à l’humour et à la satire sociale et politique. Je revendique une liberté de ton et d’un droit à l’insolence propre à tout humoriste et nécessaire au débat public ».
Aujourd’hui, lors du procès donc, Christophe Alévêque, 48 ans, n’a pas fait marche arrière : « Je suis un bouffon, j’ai critiqué avec mes mots quelque chose que j’ai trouvé vulgaire. Je n’ai absolument rien contre M. Zidane. Longue vie à lui ! Mais l’icône, le symbole (…) a dérapé (…) C’est cette liberté qu’a toujours eu le bouffon qui était le seul qui pouvait s’attaquer au roi. Si je devais avoir des procès pour toutes les personnes que j’attaque en spectacle, je pense que je camperais ici ! »L’affaire a été mise en délibéré à l’issue de l’audience.
A suivre donc…
