
PPDA parle-t-il trop ? Comme Dontmiss.fr l’avait rapporté ce matin, Patrick Poivre D’Arvor a été condamné par les prud’hommes pour non-respect de sa clause de confidentialité au moment de son départ durant l’été 2008.
Il devrait verser 400 000 euros de dommages et intérêts à TF1.
Le site du Point avait rapporté : « Nonce Paolini, le PDG de TF1, n’avait pas apprécié que PPDA ne respecte pas le protocole signant leur séparation. Dans ce document figurait une clause par laquelle le journaliste s’engageait à rester discret sur les conditions de sa rupture et à ne pas dénigrer TF1. PPDA avait, à l’époque, perçu 3,5 millions d’euros d’indemnités »
Un premier procès avait condamné PPDA a une peine symbolique d’un euro et de 500 euros d’amende avec sursis.
PPDA n’a pas tardé à réagir ! Voici sa réaction sur son site :Jusqu’au bout la vindicte de TF1 m’aura poursuivi et sans doute me poursuivra, avec acharnement. Voilà maintenant trois ans et demi que j’ai été chassé de cette entreprise, pour des raisons dont tout le monde sait qu’elles ne sont pas professionnelles mais motivées par « des intérêts supérieurs », comme me l’a dit un haut dirigeant de la chaine. Trois ans et demi que TF1, dont l’image a été singulièrement écornée à la suite de cette éviction commandée, ne cesse d’alimenter les pires rumeurs ou calomnies sur moi, à travers sa puissante force de frappe et ses relais. Trois ans et demi que cette chaine et ses satellites me boycottent dans toutes leurs émissions, accueillent mes détracteurs et éliminent systématiquement mon image ou mes propos jusque dans ses archives. Trois ans et demi qu’elle se reproche au fond de m’avoir écarté du journal que j’ai présenté pendant vingt et un ans, quand tout marchait bien, quand les téléspectateurs ne l’avaient pas encore déserté pour regarder les éditions concurrentes. Trois ans et demi que je n’ai rien dit, ni en public ni en privé, quand on me pressait de questions sur ses difficultés actuelles : pas un mot sur ses dirigeants ni sur ses présentateurs, pas un jugement de valeur sur la dérive de ses programmes. Je n’ai fait que raconter dans un livre, en septembre 2008, les circonstances qui m’ont conduit à cette exécution en place publique. Depuis je me suis tu pour ne pas gêner une rédaction que j’avais servie pendant plus de deux décennies, avec les résultats d’audience et de notoriété que l’on connaît. Pour moi, la page est tournée et je me consacre désormais avec passion à d’autres activités artistiques et télévisuelles.
En me réclamant aujourd’hui cette somme invraisemblable de 400.000 euros ( !), qui lui avait déjà été refusée dans deux autres enceintes judiciaires, TF1, qui pense ainsi me mettre à terre, prouve surtout sa faiblesse et un ressentiment qui s’apparente à une haine recuite. Cela ne la grandit pas. Bien entendu je fais appel car au-delà des montants extravagants, c’est de liberté d’expression qu’il s’agit. Un salarié, qui plus est un journaliste, dont c’est le métier, n’aurait-il pas le droit d’exercer son droit de critique vis-à-vis de son patron, si puissant soit-il ?
Patrick Poivre d’Arvor
