.jpg)
.jpg)
27 septembre 2011 ouverture de son procès :
Comme prévu les charges avancées, par le procureur David Walgre sont accablantes : « Les preuves vont montrer que Michael Jackson a bel et bien mis sa vie entre les mains de Conrad Murray (…) Il a commis à plusieurs reprises des fautes lourdes. Les actions, les omissions de Conrad Murray ont provoqué la mort de Michael Jackson. Conrad Murray a littéralement abandonné Michael Jackson quand il avait besoin d’aide. Le Dr Murray ne travaillait pas pour le meilleur intérêt de Michael Jackson, ni pour la santé de Michael Jackson, mais pour 150 000 dollars par mois. Il était employé et s’est comporté comme un employé, pas comme un médecin (…) Pendant deux mois, il a administré quotidiennement du Propofol à Michael Jackson. »
Mais l’avocat du Dr Conrad Murray, Ed Chernoff, a répliqué : « Il a agi sans que le médecin ne le sache, sans la permission de son médecin, à l’encontre de ses consignes et ce qu’il a fait a provoqué sa propre mort ». Des preuves scientifiques vont vous montrer que quand le docteur Murray a quitté la chambre, Michael Jackson s’est lui-même administré une dose de propofol qui, avec le lorazepam, a provoqué une véritable tempête dans son corps. Cette combinaison « l’a tué instantanément. »
- « Michael Jackson appelait le Propofol son «lait», il ne pouvait dormir sans cela, il a dit au docteur Murray qu’il ne dormait qu’avec du Propofol.
- « Le docteur Murray a tenté de faire abandonner le Propofol à Michael Jackson. Le 22 juin, Michael Jackson a accepté pour la première fois de tenter d’autres sédatifs pour dormir ». Les preuves vont vous montrer que Michael Jackson n’est pas mort quand le Dr Murray lui a injecté du Propofol, mais quand il a arrêté ».
- « Alors que le docteur Murray a donné 50 mg à Michael Jackson pendant des jours, il n’a administré ce jour-là seulement 25 mg… Tout est question de dosage. Le Propofol n’est pas un poison (…) Il est utilisé comme sédatif. Un expert vous montrera qu’à 25 mg ou 50 mg, il n’y a pas de risque… C’est une question de dosage ».2eme journée de son procès ( 28/9/2011)
On apprend que le Dr Conrad Murray souhaitait obtenir un salaire de 5 millions $ du promoteur AEG Live, la firme qui organisait la série de concerts d’adieu du chanteur !
Me Kathy Jorrie, une avocate du promoteur AEG Live, a témoigné aussi.
« Le Dr Murray m’a dit que Michael Jackson était en parfaite santé, en excellente condition physique ».
L’un des grands patrons d’AEG, Paul Gongaware, a également témoigné. Il avait accepté de verser un salaire mensuel de 150 000$ à Murray. Surotut aussi pour voir s’il ne se droguait pas !Troisième jour du procès (29/9/2011)
On a la confirmation que les enfants de Michael Jackson étaient bien présents au moment du drame.
Un garde du corps du King of Pop, Alberto Alvarez, a confié :
- ‘J’ai découvert Michael Jackson, les bras écartés, les paumes vers le ciel, les yeux et la bouche ouverts (…) Conrad Murray a pris un lot de flacons et m’a dit : « Mettez ça dans un sac. Mettez-le dans le sac bleu. Il s’agissait d’une substance blanche et laiteuse. Il a ensuite appelé les urgences.- « Les enfants aînés de Michael, Paris et Prince, ont bien vu leur père pendant ces minutes critiques. Quand je suis entré dans la chambre, Conrad Murray m’a dit : Il faut emmener Michael Jackson à l’hôpital, il faut une ambulance. J’ai cherché mon téléphone et j’ai vu que Prince et Paris étaient derrière moi. Paris a crié: Papa! Je les ai fait sortir et leur ai dit : « Les enfants, ne vous inquiétez pas, on va s’occuper de tout, ça va aller ».
Quatrième jour du procès (30/9/2011)
Le quatrième jour du procès de Michael Jackson a une nouvelle fois été accabant pour le Dr Conrad Murray.
On sait que le Dr Conrad Murray est arrivé au domicile de Michael Jackson à 12h26, cinq minutes à peine après l’appel aux secours.
Richard Senneff a demandé au docteur Murray les antécédents du patient et si ce dernier avait pris ou reçu un médicament.
Le Dr Murray lui a répondu que le «roi de la pop» était en bonne santé et qu’il lui avait seulement donné du Lorazepam, pour l’aider à dormir.
Le pompier Richard Senneff a raconté : « je voyais un patient très mince, un appareil à perfusion en intraveineuse et des flacons sur la table de nuit, ainsi que des bouteilles d’oxygène. Pour lui, «ça ne collait pas».
Lorsque le procueur lui a demandé si le Dr Murray lui avait «signalé, à un quelconque moment, avoir administré du propofol à Michael Jackson», il a répondu catégorique : « Il n’a jamais prononcé le mot propofol. (…) Sa peau était très froide au toucher. Quand je l’ai regardé pour la première fois, ses yeux étaient ouverts, secs, et ses pupilles étaient dilatées. »Bob Johnson, qui travaille pour la firme Nonin Medical, toujours lors de ce quatrième jour du procès que l’appareil Nonin 9500, qui sert à analyser le pouls et le taux d’oxygène dans le sang, ne devait servir que pour obtenir des résultats rapides. « Il est clairement indiqué que l’appareil ne doit pas servir à surveiller les signes vitaux de manière prolongée. Ce moniteur ne possède également pas d’alarme sonore.« Murray se servait de cet appareil pour vérifier les signes vitaux de Jackson alors qu’il lui administrait du Propofol.
Cinquième jour du procès (03/10/2011)
Le médecin urgentiste qui a prononcé le décès de la star a témoigné.
Richelle Cooper a donc confirmé que Michael Jackson était « cliniquement mort » à son arrivée à l’hôpital de UCLA, le 25 juin 2009.
« Mon évaluation, lorsque Michael Jackson est arrivé, est qu’il était cliniquement mort. Et comme cela faisait environ une heure qu’il semblait avoir cessé de respirer, les efforts de réanimation étaient probablement vains »
Elle a aussi révélé qu’elle s’était ensuite occupée des enfants de Michael Jackson : »Ils pleuraient, étaient clairement hystériques et réconfortés par une personne décrite comme leur nounou ».Sixième jour du procès ( 04/10/2011)
Et toujours autant de révélations….
Cette fois, ce sont les amies du Dr qui ont témoigné.
Sade Anding, une serveuse au passé sulfureux a raconté que le médecin l’avait appelée le 25 juin 2009. « J’ai dit : »allô, allô », mais j’ai seulement entendu marmonner, des voix et tousser, personne ne m’a répondu. »Kay Chase, l’ancienne cuisinière personnelle de Michael Jackson a confié : « j’étais en train de préparer le déjeuner de la famille Jackson quand le Dr. Murray paniqué et très nerveux, a dévalé les escaliers de la cuisine, un peu après 12h05 et lui a ordonné : » Va chercher de l’aide, va chercher Prince, va chercher la sécurité ». Pas une seule fois, le Docteur Conrad Murray ne m’a demandé de composer le 911, le numéro d’urgence américain.
J’ai vu le docteur Murray descendre les escaliers. Il était troublé, avait les yeux écarquillés, il criait et était paniqué. J’ai été chercher le fils aîné de Michael Jackson, Conrad le réclamait. Je lui ai dit : « Dépêche-toi, le docteur Murray a besoin de toi, il y a peut-être un problème avec ton père (…) Les enfants pleuraient et criaient. Alors nous nous sommes étreints, nous nous sommes rassemblés en cercle, nous nous sommes pris les mains, et nous avons commencé à prier (…) l y avait une mauvaise énergie dans la maison. Ce n’était pas l’énergie que j’y avais toujours ressentie ».
Nicole Alvarez, la mère du plus jeune fils du Dr Murray est elle aussi intervenue : « J’étais sans voix. Je ne pouvais croire que je rencontrais Michael Jackson. M. Jackson s’intéressait à ma grossesse et souhaitait voir notre fils (…) Conrad m’a appelée alors qu’il se trouvait dans l’ambulance avec le chanteur. Il m’a dit qu’il se rendait à l’hôpital en ambulance avec M. Jackson et de ne pas paniquer. Il m’a dit de ne pas m’inquiéter, car il savait que je serais mise au courant de la situation grâce aux médias ».
A retenir aussi le témoignage accablant du pharmacien de Las Vegas, Tim Lopez. Il a révélé avoir livré plus de quatre gallons de Propofol à l’appartement où la femme vivait avec Murray. Ce dernier lui avait dit que l’anesthésiant était destiné à plusieurs patients de sa clinique de Los Angeles. Murray n’avait toutefois pas de clinique dans cette ville. Il n’avait qu’un seul patient : Michael Jackson !
7/10/2011 :
On a ainsi appris que Michael Jackson dormait avec une poupée en porcelaine !
Un curieux doudou pour un homme de 50 ans.
7/10/2011
le Dr Conrad Murray a parlé de la dépendance de son patient au Propofol. Il voulait le sauver a-t-il affirmé.« Quand j’ai commencé à la suivre en mai 2009, il connaissait les dosages. Il était même habitué à se l’administrer lui-même quasiment tous les jours (…) J’ai essayé de le sevrer trois jours avant sa mort. Je voulais qu’il dorme plus naturellement. J’avais réduit les doses de propofol, et je les avais remplacées par d’autres sédatifs, avec un certain succès (…) Mais en pleines répétitions du spectacle « This is it » , il n’arrivait pas à dormir et Il m’a dit: ‘Il faut que je dorme M. Murray. J’ai ces répétitions. Il va falloir que j’annule demain car vous savez, je ne peux pas fonctionner si je ne dors pas. J’ai cédé. J’ai pris toutes les précautions, j’ai vérifié qu’il y avait de l’oxygène près du lit, l’appareil pour prendre le pouls. Ensuite, je suis allé aux toilettes deux minutes. Quand je suis revenu, j’étais stupéfait de voir qu’il ne respirait plus. J’ai tout de suite cherché son pouls. Son corps était chaud, il n’avait pas changé de couleur. J’ai commencé immédiatement à faire des massages cardiaques. J’ai appelé l’assistant personnel du chanteur pour qu’il fasse monter quelqu’un. Ne voyant venir personne, j’ai quitté la chambre une nouvelle fois pour descendre au rez-de-chaussée réclamer de l’aide. L’agent de sécurité Alberto Alvarez est entré dans la maison et m’a suivi dans la chambre. Je lui ai demandé d’appeler les urgences pendant que je continuais les massages cardiaques et le bouche à bouche. J’aimais Michael Jackson. Il était mon ami. Il m’a fait confiance et j’ai voulu l’aider de mon mieux ».
11/10/2011 :
Une image choc prise lors de l’autopsie du chanteur a été présentée en cour.
Il s’agit d’une photo de la dépouille nue de Michael Jackson qui a été projetée au jury sur écran géant ce mardi.
Cette photo a été projetée pendant l’intervention du Dr Christopher Rogers qui avait réalisé l’autopsie.
Katherine Jackson, la mère de Michael, et sa fille Rebbie ont préféré quitter la salle, et on les comprend.
Les parties génitales de l’artiste, que l’on voit sur le cliché original, ont toutefois été cachées.
Le Dr Christopher Rogers a indiqué que le Dr Murray n’avait pas d’instruments précis pour doser le sédatif lorsqu’il administrait la substance à Jackson.
Toujours lors de cette audition, le Dr Conrad Murray a tenté de se défendre : il ignorait que le chanteur voyait un autre médecin. Il affirme que Dr Arnold Klein prescrivait régulièrement des médicaments à Jackson en cachette.13/10/2011
Alon Steinberg, cardiologue de profession vient de l’accabler un peu plus.
Selon lui, il « aurait pu être sauvé s’il n’avait pas fait preuve de graves négligences. Michael Jackson ne respirait plus. Mais il avait encore une pression sanguine, un pouls et un rythme cardiaque. Avec les soins appropriés, il aurait clairement pu être sauvé à ce moment.
« Quand il a vu Michael Jackson dans cet état, il aurait dû se dire : « Je n’ai pas l’équipement, je n’ai pas les médicaments, je n’ai pas le personnel et appeler immédiatement le 911. Au lieu de cela, il a appelé l’assistant » du chanteur »
On notera aussi ce passage du cardiologue : « laisser Michael Jackson seul pendant qu’il recevait du propofol en intraveineuse revenait à « laisser un bébé dormir sur la table de la cuisine ».19/10/2011
Dr Steven Shafer, spécialiste du Propofol, sans son procès était très attendu. Il accable le Dr de Michael Jackson.
Et les photos en témoignent, celui ci semble se demander comment il va pouvoir échapper à une condamnation qui pourrait lui faire passer quatre ans en prison. « Les faits suggèrent qu’aucune ou presque des précautions des procédures de sédation n’ont été prises pour administrer du propofol à Michael Jackson (…) Il voulait du propofol toutes les nuits pour pouvoir dormir et Conrad Murray lui a dit oui. C’est ce que fait un employé. Il n’a pas exercé son jugement de médecin. Un docteur aurait dit : « Je ne vais rien vous donner car vous avez un trouble du sommeil », et l’aurait envoyé chez un spécialiste ».21/10/2011 :
Le Dr Conrad Murray avait reconnu avoir « administré par voie veineuse deux doses de 2mg de lorazepam et deux doses de 2mg de midazolam.»
Or selon le Dr Shafer, spécialiste mondial du propofol et anesthésiste de son métier, ce ne sont pas deux mais environ dix doses de 4mg qui auraient été injectées à Michael Jackson !25/10/2011 :
Le Dr Conrad Murray passe à la contre-attaque et il est défendu par d’anciens patients.
Il a fondu en larmes après le témoignage d’un ancien patient qui est aussi son meilleur ami ce mercredi.
Gerry Causey, originaire de Houston, a dit que Murray lui avait sauvé la vie en l’opérant. « Il est le meilleur médecin que j’ai eu ».
A la question du procureur adjoint, David Walgren, de savoir si le Dr Conrad Murray l’avait déjà soigné pour des troubles du sommeil ou un problème de drogue, le témoin a répondu non.
Le Dr Murray organise donc sa défense : il a administré du Propofol à Michael Jackson pour l’aider à dormir à sa demande.
Il a abandonné ses patients pour travailler pour la vedette moyennant un salaire mensuel de 150 000$.
Un autre témoignage a fait pleurer le Dr Conrad Murray. Il s’agit de celui de Ruby Mosley, soignée dans une clinique pour pauvres à Houston : »Si cet homme avait été cupide, il ne serait jamais venu à Acres Homes. Soixante-quinze pour cent de la population est pauvre, sur l’aide sociale ou pensionnée »28/10/2011
Le Dr Paul White, qui défendait le Dr Murray affirme que Michael Jackson s’est suicidé en s’injectant lui-même la dose mortelle de calmants retrouvée, et notamment de Propofol. L’autopsie a révélé que Michael Jackson a succombé d’une overdose de Propofol et de Lorazepam, un calmant. Le docteur White est convaincu que Michael Jackson a absorbé les huit cachets de lorazepam au cours d’une nuit d’insomnie.
Il a défendu le Dr Conrad Murray : « Je ne peux imaginer quelqu’un restant au bord du lit pour faire des injections à répétition d’une forte (…) dose de lorazepam ».02/11/2011.
Le jury se retire pour délibérer après une dernière lourde charge du procureur David Walgren : « Un médecin a comme première obligation de ne pas nuire à son patient. Conrad Murray a violé ce serment de confiance jour après jour (…) La star et son docteur n’avaient pas une relation médecin-patient mais «employé-employeur. Et le service à rendre était de fournir du propofol, pour un salaire de 150.000 dollars par mois. »L’avocat de la défense, Ed Chernoff, a abattu sa dernière carte : « il fallait trouver un responsable à la mort de Michael Jackson. Le seul responsable est Michael Jackson lui-même, dépendant au médicament anti-douleur Demerol – qui le soulageait après ses injections de Botox et dont le sevrage provoque des insomnies. Il était soumis à une pression considérable avant les 50 concerts qui devaient marquer son retour sur scène à partir de juillet 2009. (…) Le Dr Murray pensait qu’il pourrait aider Michael Jackson, qu’il pourrait l’aider à le faire dormir. Il avait tort. Car le médecin n’avait pas le contrôle de la situation (…) Il n’était qu’un petit poisson dans un grand étang aux eaux troubles ».
Au total, laccusation a relevé dix-sept fautes professionnelles, dont certaines qualifiées d’«énormes» et «potentiellement mortelles».
- Voir le récit complet de son procès – Ici -
- Plus d’infos sur Michael Jackson – Ici -







