Nicolas Hulot se confie à Bretons Magazine dans un long article de six pages de son numéro d’août-septembre à paraître vendredi.
Battu par Eva Joly à la primaire écologiste, Nicolas Hulot dit ce qu’il pense.
Attention ce n’est pas triste !
- »En politique, la pression est très forte. Plus rien n’est anodin. Le téléphone devient un mouchard, les regards ne sont pas identiques, un trait d’humour sorti de son contexte peut être mal interprété, et même une engueulade avec un automobiliste va prendre des proportions dingues »
- « Les gens qui m’entourent ont vu les limites du jusqu’où ils pouvaient m’emmener. Il a fallu que j’explique pourquoi j’avais besoin de revenir ici régulièrement. Besoin de lire, de me réabreuver d’idées, de ne pas me dessécher. Le fond, il fallait que ce soit moi qui l’apporte. »
- « Les médias sont conditionnés par la façon traditionnelle de faire de la politique. Les électeurs aussi. Et plus que les électeurs, les militants. Ils aiment les formules, ils aiment les ennemis désignés. Prononcez cinq fois le mot Sarkozy dans un discours : vous provoquez des orgasmes… »
- « Je ne me sens pas homme politique et je n’ai pas envie de le devenir. En tout cas, pas tel que je vois le personnel politique aujourd’hui. Je me sens très éloigné de ça. Ce sont des gens que les coups ne blessent plus. À la consigne, je préfère la conscience ».
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