
Nicolas Anelka attaquait l’Equipe pour diffamation. On se souvient que le quotidien sportif avait dévoilé en une des propos qu’il aurait tenus dans les vestiaires pendant la mi-temps du match France-Mexique. – Les Bleus étaient déjà menés 2 à 0-
Nicolas Anelka avait aussitôt démenti sur le site de France Soir.fr avoir tenu de tels propos : « Je tiens à préciser que les mots qui sont sortis dans la presse ne sont pas mes mots. J’ai eu certes une discussion houleuse avec le sélectionneur mais elle s’est déroulée dans le secret du vestiaire, entre le coach et moi, devant mes partenaires et le staff. Cela n’aurait jamais dû sortir du vestiaire. Je ne sais pas à qui cela peut faire du bien de répandre de telles choses mais certainement pas aux Bleus. Mon but n’a jamais été de déstabiliser l’équipe de France une institution que je respecte. J’accepte mon exclusion de l’équipe de France et je souhaite bonne chance aux Bleus contre l’Afrique du Sud. J’ai beaucoup de respect pour l’équipe de France, j’ai également beaucoup de respect pour tous mes coéquipiers sans exception, j’insiste là dessus. L’équipe de France a une grosse échéance mardi prochain contre l’Afrique du Sud, avec encore une qualification possible dans cette Coupe du monde. C’est la raison pour laquelle je préfère ne pas m’exprimer pour le moment.«
Nicolas Anelka aurait insulté donc Raymond Domenech qui critiquait sa piètre performance de jeu : « Vas te faire e….. sale fils de p…! »
Le coach aurait répondu : « O.K, tu sors.« C’est alors André-Pierre Gignac qui a joué la deuxième mi-temps.
Nicolas Anelka réclame 150 000 euros de dommages et intérêts au quotidien sportif. Son avocat, Me Stéphane Hasbanian, demandait également une publication judiciaire en première page du journal.
Le tribunal correctionnel de Paris vient de débouter le footballeur.
Il considère que « l‘ensemble des circonstances de l’affaire témoignent à suffisance du sérieux de l’enquête, laquelle a révélé un fait désormais établi (…) Il n’appartient pas à un tribunal de se prononcer sur l’opportunité pour un organe de presse de livrer une information au public. Le choix éditorial de sa présentation en Une, incontestablement spectaculaire sinon accrocheuse, relève de la seule liberté du mode d’expression journalistique »Nicolas Anelka dispose de dix jours pour faire appel.
A suivre…
