Raymond Domenech sort pour la première fois de son silence. Il vient d’accorder une longue interview au site de l’Express. Et plus les heures passent, plus il est taclé…
Il revient sur la grève des bleus pendant la dernière coupe du monde : « A ce moment-là , je me dis qu’ils sont devenus fous et qu’ils ne se rendent pas compte. Aujourd’hui, je sais que j’avais tort : ils savaient très bien ce qu’ils faisaient. Ils ont même fermé les rideaux du bus pour se cacher des caméras (…) Avec le recul, je les vois surtout comme une bande de sales gosses inconscients. »
– « Ça faisait plus d’une heure qu’on était là . Il fallait bien que quelqu’un prenne ses responsabilités et arrête cette mascarade ! Toutes les caméras étaient braquées sur le bus, des centaines de gamins attendaient sur le bord du terrain. On était la risée du monde. J’ai dit : On arrête, je n’en peux plus ! Personne ne voulait lire ce machin ! J’y suis allé. Si j’avais réfléchi deux secondes, je serais parti…»
– Soyons clairs, je me suis planté »
– « Je n’ai pas dû choisir les bons joueurs ni trouver les mots qu’il fallait. Je n’accepte pas la critique des politiques, ni celle des anciens joueurs reconvertis dans le journalisme, mais cela ne m’empêche pas de tirer mon propre bilan. »
– « Tout le monde parle à ma place. J’ai envie de rétablir ma vérité. Je ne suis pas l’abruti que l’on décrit. »
Hier soir déjà , Roselyne Bachelot n’avait pas perdu une occasion pour le tacler sévèrement : « Ce qui est sûr, c’est que la prestation de Raymond Domenech durant cette Coupe du monde n’a fait rire personne. Elle a même fait pleurer des millions de supporters de l’équipe de France. Je me bornerai à rappeler qu’il n’était pas dans la salle où je me trouvais avec les joueurs. «
Aujourd’hui, c’est au tour de William Gallas d’en faire autant : « Je dirai simplement qu’avant de parler il faudrait qu’il se regarde un peu. C’est trop facile de juger les joueurs, vu l’encadrement qu’il y avait, je peux vous dire que c’était très difficile pour nous. On a reposé la faute sur tous les joueurs, c’est vrai que c’est nous qui avons pris la décision de faire grève, mais pourquoi ? Moi je n’ai pas à répondre, ce que je peux dire c’est qu’on n’est pas des gamins immatures, loin de là . »
On retiendra aussi cette attaque de Christophe Dugarry : « Raymond Domenech restera pour moi une éternelle énigme. J’ai lu dans l’article que nous, les anciens de 98, nous nous étions attaqué à la morale de Raymond Domenech alors que ce n’est absolument pas le cas, nous avons toujours essayé de se concentrer sur le sportif. (…) J’aurais aimé savoir pourquoi depuis 2008, (…) les joueurs venaient en équipe de France en reculant (…) Il suffit que l’Equipe de France commence à retrouver des sensations, des couleurs, et du vrai football pour que lui sorte son article. »Bixente Lizarazu : »Il a toujours esquivé le vrai débat. Là , il continue de fuir le sujet. Quant à son avis sur mon travail de consultant, je n’en ai rien à foutre ! (…) Ce qui est sûr, c’est qu’il ne changera jamais. La preuve : où l’a-t-on vu dimanche ? Au match de rugby France-Irlande ! Il aurait pu aller voir d’autres matches, mais il a choisi celui-là pour faire parler de lui. »
- Jean-Michel Larqué : « C’est trop d’honneur qu’il me fait, mais je n’ai aucune leçon à recevoir de Raymond Domenech ! (…) Le cas Raymond Domenech ne m’intéresse pas. Ce n’est pas mon problème ! Mon problème, c’était Domenech, sélectionneur de l’équipe de France ! Il ne l’est plus, il a disparu de la circulation, il peut faire ce qu’il veut, quand il veut, cela ne m’intéresse pas. »A qui le tour ?
