
Il livrait depuis plusieurs mois un courageux combat contre le cancer. L’ancien champion cycliste Laurent Fignon, double vainqueur du Tour de France (1983, 1984), vient de nous quitter. - Voir la news -En juin 2009, Laurent Fignon avait dévoilé qu’il luttait contre un cancer des voies digestives. Il avait 50 ans.
L’émotion est très vive.
Voici les premières réactions :- Rama Yade, secrétaire d’Etat aux Sports -(sur i-Télé) :
« C’est une bien triste nouvelle. Il a eu un parcours exceptionnel. Je retiens de cet homme non seulement la carrière sportive, mais aussi le combat contre la maladie mené avec courage et détermination. On perd un grand du sport français. J’ai eu l’occasion de le voir sur le dernier tour de France. Il était présent, commentant le tour, avec beaucoup de professionnalisme et l’envie d’être remarqué pour ce qu’il faisait et non pour sa maladie. J’ai remarqué beaucoup de pudeur et de discrétion. Et en même temps, on sentait qu’il y avait une souffrance. Ce contraste était assez fort, assez émouvant. »
- David Douillet ( sur i-Télé )
« Je suis choqué… Je pensais qu’il allait encore gagner. Je pensais que ça irait de mieux en mieux. De l’avoir apparis de manière brutale, ça me met un coup. C’était un ami, ça met un coup à tout le sport français et au monde du cyclisme et à tous ceux qui aimaient Laurent. C’était quelqu’un de droit, d’intègre, qui avait de vrais valeurs. Laurent va beaucoup nous manquer. On a perdu quelqu’un de grand. Il ne s’est jamais laissé abattre ou diminuer par un obstacle. C’était quelqu’un qui se battait jusqu’au bout des choses, quelqu’un qui avait du panache. »Bernard Hinault : Jamais on aurait pensé que ça irait jusque là . C’était une personne qui aimait le vélo. Il s’est toujours battu pour gagner. Là , il s’est battu mais malheureusement, il n’a pas gagné. Ça fait chier c’est tout.«
Nicolas Sarkozy : « Lors du dernier Tour de France, qu’il a commenté avec une passion intacte et une énergie surhumaine, Laurent Fignon a montré qu’il était un homme qui savait faire face à son plus difficile combat. Il a donné alors, au monde entier, une leçon magistrale de dignité, de courage et d’humanité ».
Eddy Merkx : « Je l’appréciais d’abord en tant que coureur. C’était un champion complet. On ne peut pas remporter le Tour de France si on n’est pas un coureur complet. Et puis c’était aussi un homme d’une grande honnêteté. Il donnait toujours son opinion, il ne tournait pas autour du pot. C’était aussi quelqu’un de très intelligent, il avait toujours une très bonne analyse de la course. Malheureusement, il est parti beaucoup trop tôt« .
